Informations sur la victime


Qui est une victime ?

Une victime est toute personne qui, lors d'un acte criminel ou d'un événement traumatique, subit une perte, une blessure, un préjudice ou un traumatisme. Sont également victimes les membres de la famille, les personnes à charge et les témoins.

 

La réalité du crime et de la tragédie

Le crime et la tragédie peuvent toucher n'importe qui, n'importe quand.

Le crime et la tragédie plongent les victimes, leurs familles, leurs amis et même la communauté qui les entoure dans un état de bouleversement.

Le crime et la tragédie entraînent de nombreuses pertes : pertes financières, matérielles, perte de sécurité personnelle, perte de vie, atteinte à la vie privée et perte de contrôle.

Il peut y avoir des blessures physiques ou un préjudice imminent.

Et le plus dévastateur de tout est la douleur et la détresse émotionnelles causées par un événement aussi traumatisant.


Chagrin

Le deuil est l'expérience douloureuse de la perte. C'est la séparation douloureuse d'une personne ou d'une chose que nous avons profondément aimée, et la souffrance est intense. Le deuil est le processus naturel de chagrin et de guérison. Il n'existe pas de solution miracle pour s'en remettre. Si vous ne comprenez pas votre deuil, de nombreuses difficultés physiques et émotionnelles peuvent persister longtemps. Ce n'est qu'en commençant à comprendre et à exprimer naturellement votre deuil que la guérison pourra commencer.


Le deuil dure environ 18 à 24 mois.


Un deuil sain nécessite un processus de confrontation avec la réalité, d'évaluation de l'impact du décès sur nous, de recherche de moyens de compenser notre perte et d'établissement de nouvelles relations qui nous orientent vers la vie.


Nous pouvons ressentir de la colère, du doute, du déni, de la perplexité, de la panique, de la dépression, de la peur, du ressentiment, de la culpabilité, de l'amertume. Nous avons envie de blâmer quelqu'un, de nous défouler. Des émotions intenses nous submergent, nous privant de toute sérénité. Vous vous demandez peut-être combien de temps vous pourrez supporter cela.

Le deuil est une épreuve difficile et éprouvante qui prend du temps. Il est épuisant, tant émotionnellement que physiquement. Accordez-vous le temps de faire votre deuil.


Autres informations que nous pouvons fournir

Plans de sécurité

Comment expliquer ce crime aux enfants

Dépendances – alcool, drogues, jeux d'argent

Services de conseil en prévention du suicide

maltraitance des personnes âgées


Soutien émotionnel

Écouter en toute confidentialité, avec compréhension et respect, en tenant compte des valeurs personnelles et des croyances religieuses.

Reconnaître les sentiments de vulnérabilité, de trahison, de peur, de violation, de colère et de choc

Encouragez l'autonomisation personnelle en aidant la personne à reprendre le contrôle de la situation.

Dissipez l'autoculpabilisation en rejetant la faute sur l'agresseur. Éliminez la culpabilité de l'autre en la reportant sur ce dernier. L'agresseur est un exemple de comportement qui dissipe la culpabilité.


Information

Nous pouvons vous aider à obtenir une aide financière, des prestations de survivant ou un transport vers d'autres centres.

Orientation vers des services de consultation, des organismes sociaux et des groupes de soutien

Sensibilisation aux conséquences émotionnelles et psychologiques des traumatismes et aux techniques de bien-être personnel ; sécurité du domicile, améliorations de la sécurité et identification des biens ; comment parler de la mort aux enfants ; stratégies pour informer les proches d’une tragédie

Assistance pratique ; accompagner la ou les victimes à l’hôpital, au domicile d’un ami ou d’un membre de la famille

Prévoir la présence d'un membre du clergé, d'un proche ou d'un ami ; faire vérifier les serrures ou effectuer les réparations.

Transport vers un refuge sûr, un hôpital, le domicile, la famille ou des amis, hébergement d'urgence

Établir des listes de biens volés


Faits

ÉNONCÉ CANADIEN DES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE JUSTICE POUR LES VICTIMES D'ACTES CRIMINELLES

En reconnaissance de la Déclaration des Nations Unies sur les principes fondamentaux de la justice pour les victimes d’actes criminels, les ministres fédéraux et provinciaux responsables de la justice pénale conviennent que les principes suivants devraient guider la société canadienne dans la promotion de l’accès à la justice, d’un traitement équitable et de l’aide aux victimes d’actes criminels.

Les victimes doivent être traitées avec courtoisie, compassion et respect de leur dignité et de leur vie privée, et doivent subir le minimum de désagréments liés à leur implication dans le système de justice pénale.

Les victimes devraient obtenir, par le biais de procédures formelles et informelles, une réparation rapide et équitable du préjudice subi.

Les victimes devraient avoir accès à des informations sur les recours possibles et les mécanismes pour les obtenir.

Les victimes devraient recevoir des informations concernant leur participation à la procédure pénale, ainsi que sur le calendrier, le déroulement et l'issue finale de celle-ci.

Le cas échéant, il convient de recueillir l'avis et les préoccupations des victimes et de leur apporter une assistance tout au long de la procédure pénale.

Lorsque les intérêts personnels des victimes sont touchés, leurs points de vue ou leurs préoccupations doivent être portés à l'attention du tribunal, le cas échéant et conformément au droit et à la procédure pénaux.

Des mesures devraient être prises, le cas échéant, pour assurer la sécurité des victimes et de leurs familles et pour les protéger contre l'intimidation et les représailles.

Il conviendrait de mettre en place une formation renforcée afin de sensibiliser le personnel du système de justice pénale aux besoins et aux préoccupations des victimes, et d'élaborer, le cas échéant, des lignes directrices à cette fin.

Les victimes devraient être informées de l'existence de services de santé et sociaux ainsi que d'autres formes d'aide pertinentes afin qu'elles puissent continuer à recevoir l'assistance médicale, psychologique et sociale nécessaire par le biais des programmes et services existants.

Les victimes doivent signaler le crime et coopérer avec les forces de l'ordre.